Le Sarko Circus plante son chapiteau
février 9th, 2012 § Laisser un commentaire
Sarkophiles, passez votre chemin, ce qui va suivre pourrait vous choquer. Depuis des semaines, les médias ont entamé le compte à rebours, aidés en cela par un président de la République de moins en moins président, de plus en plus candidat à sa réélection. Mais maintenant, c’est imminent : le siège de campagne est en cours d’installation, les salles des meetings sont réservées, le Figaro assure déjà le service après-vente de ce qui devrait être le programme du candidat.
Overdose. Ces derniers jours, Nicolas Sarkozy a occupé les écrans durant plus de temps que tous les autres candidats déclarés réunis. Et l’on n’a sans doute rien vu. Tant mieux : car trop d’information tue l’information, trop de communication tue la communication. L’artillerie lourde communicante qui va se déclencher avec l’officialisation de la candidature risque donc d’entraîner une saturation qui ne va pas lui profiter.
Homme-orchestre. Le Sarko Circus va donc repartir de plus belle. Avec Nicolas Sarkozy dans tous les rôles. Le rôle de l’illusionniste : en tentant de faire passer un bilan médiocre pour une réussite exceptionnelle. Le rôle de l’équilibriste : en s’évertuant à nous expliquer tous les virages à 180° qu’il a accomplis durant son quinquennat (sur le referendum, le vote des étrangers, le bouclier fiscal, la taxe carbone…). Le rôle du dompteur : en s’efforçant d’éviter toute velléité de rébellion chez des fauves politiques (Copé, Baroin, NKM..) qui, constatant que l’affaire ne prend pas un bon tour, auraient quelque tentation de jouer perso. Oui, tous les rôles. Sauf un. Celui de Monsieur Loyal.
Tous les coups sont permis. Car il faut se garder de toute naïveté. Jusqu’au 6 mai, tous les coups vont être permis. Nous risquons d’assister à une multiplication des provocations, à une montée en puissance des insinuations visant les autres concurrents. Dans l’exercice, Nicolas Sarkozy pourra compter sur des sbires dévoués : les Guéant, Morano… J’ai beau être dénué de tout sens politique, je sais que pour lui seul la victoire au soir du 6 mai comptera. Peu importeront les moyens pour y parvenir. Mais ce que j’en dis…